Depuis tous temps un rôle particulier est dévolu à la femme : faire des enfants, tenir sa maison et plaire aux hommes.
En fonction des époques la place de la femme dans la société revêt plus ou moins d'importance. Par exemple au Moyen Age, celle-ci a pu tenir les fonctions d'ordinaire dévolues aux hommes, quelques-unes dirigent des Etats lors de l'absence du mari. Leur condition aura ensuite tendance à se détériorer pour atteindre sans doute un sommet vers la fin du XIXème siècle. L'amorce de l'émancipation ne viendra que dans les années Vingt, confirmée par leur droit de vote de l'après-guerre et le libre usage de la contraception.

Botticelli, Titien, Rubens et Boucher ont honoré la nudité féminine, lui conférant un statut respectable et en quelque sorte officiel.
Dans la seconde partie du XIXème siècle, les visiteurs du Salon de Paris ou bien encore ceux des expositions d'été de la Royal Academy de Londres, peuvent contempler sans problèmes moraux et sans culpabiliser les nus peints plus ou moins sensuels de Bouguereau ou de Lord Leighton.

Le Nu "académique", désormais bien ancré dans la morale bourgeoise, se trouve représenté dans toutes les manifestations artistiques de l'époque.
Il est incontestablement populaire et avec l'invention de la photographie et du procédé de photogravure, les reproductions de ces nus de Salon, toujours glabres, seront vendues en énormes quantités. Des critiques comme Armand Silvestre, des revues comme le Panorama, sont même spécialisés dans la description du genre.
Les tirages sous forme de cartes postales ou surtout de photographies dans le genre académique, ne sont quant à eux pas en reste et sont également diffusés en quantité innombrable.

 

 

                   

 

 

                  

 


 

 

Modèles fin de siècle